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Que faire si votre enfant est très actif et souvent inattentif?

Quelques conseils pour vivre avec un tout-petit très actif et souvent inattentif :

  1. Jouez chaque jour avec votre enfantpendant une courte période à un jeu qu’il aime particulièrement. Puis, allongez peu à peu le temps de jeu. Cela aidera à la fois à renforcer sa capacité d’attention et le lien entre vous.
  2. Limitez les distractions et les sources de bruit inutiles si vous souhaitez augmenter le niveau d’attention de votre enfant. Par exemple, faites un casse-tête avec votre tout-petit dans un endroit calme ou demandez-lui de fermer le téléviseur avant de lui demander de faire une tâche.
  3. Donnez à votre enfant une seule consigne à la fois en parlant lentement et clairement.Ainsi, il comprendra mieux ce que vous attendez de lui. Vérifiez ensuite qu’il a bien compris ce que vous lui avez dit.
  4. Permettez à votre tout-petit de bouger. Sortez à l’extérieur ensemble pour le laisser courir et sauter. Ou encore, organisez un coin de jeu dans le salon avec des coussins où il peut le faire en toute sécurité. Votre enfant collaborera ainsi davantage quand vous lui demanderez d’être plus calme, puisque son énergie aura été canalisée dans des activités physiques avant.
  5. Informez votre enfant des changements à venirau cours de la journée en lui disant, par exemple : « Il te reste 5 minutes pour jouer au parc, après ce sera le souper! » Cela l’aidera à mieux vivre les transitions entre les différentes activités de la journée et à profiter pleinement de ses moments de jeu.
  6. Soulignez les efforts de persévérance de votre enfant(ex. : « Bravo, tu as terminé ton jeu de blocs! ») afin qu’il voie ses progrès et se sente valorisé.
  7. Repérez les moments de la journée plus faciles pour votre enfantet ceux qui présentent le plus de défis. Faites en sorte qu’il accomplisse les tâches les plus difficiles pour lui et celles qui nécessitent le plus de concentration pendant les moments où son humeur est positive. Tenez aussi compte de votre propre niveau d’énergie selon les moments de la journée. La fin de journée est souvent plus ardue, autant pour les parents que pour les enfants.
  8. Assurez-vous que votre tout-petit comprend bien les routines quotidiennes. Les changements de routine peuvent être une source d’anxiété pour les enfants ayant de la difficulté à se concentrer et accroître leur niveau d’activité.
  9. Limitez le temps passé devant les écrans, car il tend à augmenter le niveau d’activité de ces enfants. Cela ne les encourage pas non plus à pratiquer des activités qui les aideront plus tard à réussir à l’école (ex. : jouer à faire semblant ou lire). Le temps d’écran, pour un enfant de 2 ans, est de trente minutes par jour.
  10. Assurez-vous que vos attentes envers lui sont cohérentes. S’il reçoit des messages confus ou contradictoires, il aura de la difficulté à répondre à vos attentes.
  11. Faites-le jouer avec de la pâte à modeler. S’amuser à faire et à défaire peut-être une activité calmante pour un enfant qui a un niveau d’agitation plus grand.
  12. Proposez des activités apaisantes à votre tout-petit en soirée, comme jouer dans un bain chaud ou lire une histoire. Cela peut vraiment l’aider à se préparer à aller au lit.
  13. Complimentez-le au moins une fois par jour, car il est probable qu’il entende de nombreux commentaires négatifs à son sujet, ce qui peut l’amener à avoir une faible estime de soi.
  14. Assurez-vous que votre tout-petit dort suffisamment. S’il est très fatigué, il peut avoir plus de difficulté à retrouver son calme. (2 ans, 10-13 heures par jour)

Pour des idées de jeux qui aident l’enfant à relaxer, consultez notre fiche La relaxation par le jeu.

Révision scientifique : Solène Bourque, psychoéducatrice

Recherche et rédaction :Équipe Naître et grandir

Mise à jour : Septembre 2018

La relaxation par le jeu

Même s’il est plein d’énergie, un enfant a besoin de périodes pour se calmer. Et souvent, il a besoin d’aide pour y arriver. Découvrez des façons amusantes de favoriser la relaxation d’un tout petit.

 

Les bienfaits de la relaxation pour les enfants

Un enfant peut apprendre à se relaxer dès l’âge de 2 ans. La relaxation lui permet d’améliorer sa capacité d’attention, la qualité de ses apprentissages et son bien-être. La relaxation peut aussi améliorer son sentiment de sécurité, rendre son humeur plus stable et l’aider à s’endormir.

Contrairement à l’adulte, un tout-petit n’est toutefois pas capable de se détendre en demeurant passif et immobile. Il a besoin d’expériences concrètes qui passent par le corps. C’est pourquoi la relaxation chez les enfants fait appel au jeu.

Deux ou trois minutes de relaxation chaque jour suffisent pour obtenir des effets durables. Choisissez trois ou quatre jeux parmi les jeux d’étirements et les jeux d’automassages suivants. Puis, terminez par des jeux de respiration, car ils sont les plus efficaces pour relâcher les tensions. N’hésitez pas à modifier les jeux ou à en ajouter, au besoin.

Pour en savoir plus sur les moyens de calmer un enfant, consultez notre fiche Apprendre à se calmer.   Jeux pour aider les enfants à relaxer

 

 

Jeux d’étirements

Mimez lentement avec votre enfant une fleur qui grandit. Refaites le jeu quelques fois en nommant différentes sortes de fleurs (ex. : « On grandit comme une marguerite, comme une rose, comme un pissenlit… » Laissez votre enfant imaginer différents mouvements pour chacune des fleurs.

Faire appel à la créativité et à l’imagination de votre tout-petit contribue aux bienfaits relaxants des jeux.

Imitez ensemble des animaux : un chat qui fait le dos rond, puis le dos plat; une girafe qui allonge lentement son cou; un chien qui s’étire lentement; un papillon qui ouvre et referme ses ailes.

Invitez votre enfant à cueillir lentement des rayons de soleil après avoir repoussé les nuages qui couvrent le ciel. Vous pouvez aussi l’inviter à cueillir différentes sortes de fruits dans un arbre ou des étoiles dans le ciel.

Demandez à votre tout-petit de bercer un ourson ou une poupée au son d’une musique apaisante ou d’une chanson douce.

 

Jeux d’automassages

Les jeux de relaxation seront plus efficaces si votre attitude est calme et posée.

Invitez votre enfant à se masser le front, les joues, la nuque, la tête, les mains ou les pieds, en faisant de petits mouvements circulaires pour se détendre. Faites la même chose de votre côté pour lui montrer comment se masser. Votre enfant apprend beaucoup par imitation.

À tour de rôle, faites-vous des dessins dans le dos avec un doigt. Assis l’un derrière l’autre, amusez-vous à tracer lentement des formes ou à faire un dessin imaginaire dans le dos de l’autre.

 

Jeux de respiration

Les doigts chandelles

Formez un chandelier à trois ou à cinq branches en écartant vos doigts. Dites à votre enfant de souffler doucement sur chacune des chandelles pour les éteindre. Répétez le jeu deux ou trois fois. Une expiration longue favorise la détente.

 

Que ça sent bon!

Invitez votre tout-petit à sentir un savon au parfum délicat ou l’odeur d’un aliment apprécié. Essayez le jeu avec différentes odeurs.

 

Souffle chaud ou froid

Demandez à votre enfant de souffler doucement sur sa main avec la bouche grande ouverte afin de sentir la chaleur de son souffle. Ensuite, proposez-lui de souffler avec la bouche en forme de « o » et de sentir le souffle plus frais. Répétez le jeu deux ou trois fois.

 

Vive le rire!

Encouragez votre enfant à rire lorsque l’occasion se présente. Et profitez de l’occasion pour rire avec lui! Le rire est un excellent exercice pulmonaire et un relaxant musculaire qui permet de réduire les tensions et d’évacuer le trop-plein d’énergie. Rire favorise aussi la sécrétion d’endorphines, des hormones qui apportent une sensation de bien-être.

 

Un environnement qui favorise la détente

Votre enfant peut avoir de la difficulté à se détendre dans un environnement bruyant et stressant. Voici comment réduire les stimulations sensorielles et le stress autour de votre tout-petit.

Ne vous impatientez pas lorsque vous demandez à votre tout-petit de se calmer. Prenez plutôt une voix douce, parlez-lui plus lentement et réduisez le nombre de vos consignes.

Organisez votre horaire afin d’éviter le plus possible d’avoir à presser votre enfant.

Proposez à votre enfant de regarder un livre ou de dessiner plutôt que de regarder la télévision ou de jouer sur une tablette ou un téléphone intelligent.

Amusez-vous à écouter avec lui « Monsieur Silence » ou de la musique douce à différents moments de la journée.

Faites-lui deviner des mots que vous chuchotez à son oreille. Invitez-le à les répéter avec une voix douce.

Diminuez la luminosité et le bruit en soirée. Évitez aussi les jouets sonores ainsi que les activités physiques intenses (ex. : ne pas courir dans la maison).

 

 Votre enfant n’aime pas se relaxer?

Suggérez-lui de changer d’activité, de se retirer de l’agitation ou de ralentir son rythme. Si l’espace vous le permet, aménagez un endroit dans la maison avec coussins, douillette, peluches et livres, où il pourrait aller se calmer quand il le veut.

 

À retenir

Faire deux ou trois minutes de relaxation par jour avec votre tout-petit peut améliorer sa capacité d’attention, la qualité de ses apprentissages et son bien-être.

Les jeux d’étirements, d’automassages et de respiration aident votre enfant à se relaxer, car il arrive à se détendre grâce à des activités qui passent par le corps.

Créer un environnement calme en réduisant les stimulations et le stress autour de votre enfant favorise la détente.

 

 

 

Révision scientifique : Nicole Malenfant, professeure en éducation à l’enfance

Recherche et rédaction :Équipe Naître et grandir

Mise à jour : Septembre 2019

Ressources et références

ENGEL, Christiane. Le yoga pour les petits. Éditions de l’Imprévu, 2017, 36 p.

MALENFANT, Nicole. Jeux de relaxation. Pour des enfants détendus et attentifs. Bruxelles, De Boeck, 2010, 122 p.

MARTEL, Sylvie et Marie-Hélène TAPIN. Yoganimo. Saint-Lambert, Éditions Enfants Québec, 2009, 32 p.

SNEL, Eline. Calme et attentif comme une grenouille. Éditions Transcontinental, 2013, 144 p.

ST-PIERRE, Louise et autres. Mon premier livre de yoga du rire. Dominique et compagnie, 2016, 32 p.

 

Jouer avec papa: pourquoi c’est bon pour les bébés?

Jouer avec papa: pourquoi c'est bon pour les bébés?

 

17 mai 2017 | La qualité des interactions entre un père et son bébé aurait une influence positive sur son développement intellectuel, révèle une étude britannique.

Selon cette étude, les enfants étudiés dont le père avait joué de façon active avec eux alors qu’ils avaient 3 mois démontraient un meilleur développement intellectuel à l’âge de 2 ans. Cet effet positif a été observé autant chez les filles que chez les garçons.

Les chercheurs ont aussi constaté qu’un père sensible, calme et peu anxieux serait associé à un meilleur développement intellectuel (attention, langage, habiletés sociales, résolution de problèmes) chez l’enfant à 2 ans.

Pour les auteurs de l’étude, il est donc important d’encourager les pères à s’impliquer auprès de leur enfant très tôt dans sa vie et à prendre part avec lui à des activités plaisantes. Les chercheurs invitent aussi les pères à lire des livres à leur enfant, car cette activité participe au développement intellectuel.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont filmé, comparé et analysé les interactions de 128 pères avec leur enfant, lorsque ce dernier était âgé de 3 mois et de 2 ans. À 3 mois, ces interactions ont été évaluées lorsque les pères jouaient avec leur bébé, mais sans avoir de jouets, tandis qu’à 2 ans, c’était lors de la lecture d’un livre. Les auteurs de l’étude ont aussi évalué le développement intellectuel des tout-petits à l’âge de 2 ans. Ces derniers devaient entre autres reconnaître des formes et des couleurs.

Sources : Infant Mental Health Journal et Science Daily

Rabéa Kabbaj — Agence Science-Presse

 

 Photo : Gettyimages/SanyaSM

 

 

Favoriser l’estime de soi, est-ce possible ?

Voici quelques trucs pour favoriser chez l ’enfant l ’estime de soi Il est important d ’intégrer du renforcement positif et en particulier chez l ’enfant insécure ou en manque de confiance.

1 Être présent de façon chaleureuse auprès de l’enfant.

Encourager l’enfant à se faire des amis et à gérer lui-même ou elle-même les conflits.

2 Établir des règles familiales peu nombreuses mais claires.

Susciter sa motivation.

3 Faire vivre des conséquences logiques et naturelles suite au manquement à ces règles.

L’amener à comprendre que les résultats, de ce qu’il fait, sont des suites logiques de stratégies et de moyens employés.

4 Contrôler les facteurs de stress chez l’enfant

Préparer les changements à l’avance, minimiser le nombre de changements, aider l’enfant à trouver des façons de se calmer lorsqu’il ou elle est stressé(e). L’amener à accepter les erreurs.

5 Être un adulte en qui on peut avoir confiance.

L’aider à planifier et à être persévérant et persévérante dans la poursuite de ses objectifs. L’inciter à se corriger elle-même ou lui-même

6 Souligner les forces de l’enfant.

Améliorer la relation avec votre enfant.  Pensez ce que vous auriez aimé qu’on reconnaisse dans vos forces lorsque vous étiez petit.

7 Souligner ses difficultés en ménageant sa fierté et en lui donnant des moyens pour s’améliorer.

Essayer d’adopter des attitudes et des attentes positives pour tous vos enfants, même si certains ou certaines sont plus méritants et méritantes que d’autres.

8 Utiliser un langage valorisant.

Lorsque possible, trouvez des manières pour laisser votre enfant gagner: (exemple: avoir raison, avoir de succès ou faire à leur façon), mais sans compromettre le respect de vos normes ou de vos attentes.

9 Favoriser l’expression des émotions.

Fournir fréquemment aux enfants des occasions de connaître le succès et de développer un sentiment de compétence.

10 Permettre une ouverture aux autres.

Éviter de réagir directement au comportement provocateur, confrontant ou de désobéissance passive manifesté par l’enfant.

11 Trouver des manières pour féliciter sincèrement vos enfants et de leur donner une attention positive de façon régulière.

Fournir aux enfants de nombreuses occasions de participer à la maison, afin de leur donner des chances de réussir et donnez-leur les indices, encouragements, rétroactions, corrections et secondes chances nécessaires.

12 Encourager les apprentissages et les comportements positifs de vos enfants.

 

 Montrez-vous vraiment intéressé(e) à leur succès.

 

Bonne expérimentation, messieurs

 

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